L’avenir économique du Canada dépend des personnes immigrantes qualifiées

Published September 1, 2021.

La croissance économique du Canada est historiquement liée à l’arrivée de personnes immigrantes.

Cela a d’ailleurs été le cas dans les années qui ont suivi la Confédération, en 1867, et a continué d’influencer les politiques du gouvernement fédéral dans les années 1970 et par la suite.

En 2019, le Conference Board of Canada a mené une recherche sur l’impact économique de l’immigration. Selon les résultats de recherche, l’immigration demeure un facteur clé pour maintenir le niveau de vie au Canada. L’équipe de recherche a analysé quatre scénarios possibles, et même lorsqu’elle inclut les groupes qui rencontrent généralement plusieurs défis dans leur intégration sur le marché du travail, comme les femmes, les populations autochtones et les personnes en situation de handicap, l’économie canadienne ne pourra croître sans la contribution de nouvelles personnes immigrantes.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme en économie pour comprendre le problème. Face au faible taux de natalité et aux départs à la retraite des baby-boomers, le Canada n’aura pas suffisamment de main-d’œuvre pour maintenir le rythme actuel de production de biens et de livraison de services. Cette réduction de la main-d’œuvre sous-entend également une baisse du pouvoir d’achat, qu’il s’agisse de biens, de propriétés ou de moyens de transport. Plusieurs entreprises pourraient alors se voir obligées d’exporter leurs biens pour assurer leur survie.

Le Canada doit assurer la croissance de sa force de travail s’il ne veut pas avoir à subir de telles pressions économiques. Le rapport du Conference Board conclut que l’immigration est la solution. Le Canada ne pourra avancer sans un solide plan en matière d’immigration. Les personnes immigrantes contribueront à un tiers de la croissance économique du pays au cours des deux prochaines décennies.

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Malheureusement, le Canada n’exploite pas encore pleinement le potentiel des personnes immigrantes. Bien que le Canada ait mis en œuvre avec succès un programme d’immigration qui se concentre principalement sur l’attraction de personnes immigrantes hautement qualifiées afin de répondre aux besoins du marché de l’emploi, les personnes immigrantes sont souvent sous-payées. Selon un rapport publié en 2017 par le Conference Board of Canada, les revenus des personnes immigrantes ayant un diplôme universitaire sont inférieurs de 20 % en moyenne par rapport à ceux des travailleurs et travailleuses né·e·s au Canada.

RBC qualifie cet écart salarial de « potentiel inexploité » dans son rapport publié en 2019. Le rapport indique que les personnes immigrantes occupent des professions sous-payées par rapport à leur niveau de formation. Seulement 38 % des personnes immigrantes de 25 à 54 ans et ayant effectué des études universitaires occupent un emploi qui requiert un diplôme universitaire. RBC conclut que ce n’est pas moins de 50 milliards $ qui pourraient être ajoutés au revenu national brut du Canada si on palliait cet écart salarial.

Les travailleurs et travailleuses né·e·s au Canada ne peuvent plus ignorer ce problème et nous avons toutes et tous intérêt à y remédier. L’ensemble des employé·e·s du Canada contribuent à notre système de santé et à nos services sociaux – comme le régime de pensions du Canada – et plus la population vieillit, plus elle dépendra de ces services. Le Canada a besoin d’une importante force de travail pour contribuer à la hauteur des besoins et assurer le maintien des services, notamment par l’entremise des impôts.

Plus de 80 % des personnes immigrantes admises au Canada dans les dernières années ont moins de 45 ans. Elles ont encore plusieurs années devant elles afin de répondre aux besoins du marché du travail et de contribuer aux services et programmes financés par les contribuables.

Il est possible de remédier à l’écart salarial en faisant preuve de leadership et en mettant en place des politiques gouvernementales. Les employeurs ont aussi un rôle à jouer en s’engageant à reconnaître l’expérience et la formation des personnes immigrantes et en assurant une équité salariale par rapport aux travailleurs et travailleuses né·e·s au Canada.

Une économie inclusive profitera à l’ensemble de la population canadienne. En reconnaissant les compétences et l’expérience des personnes immigrantes, cela contribue à la croissance économique du Canada et à une prospérité dont toutes et tous pourront profiter.


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